Temoignages
Portraits
L'Atlantide 1
Les Sentinelles
Temoignages
L'Atlantide 2
Galerie I
Galerie 2
Adresses
LOGO:
Pierre Daix, rédacteur en chef de l'hebdomadaire "Les Lettres Françaises" de 1947 à 1972, permit les premiers écrits de Bergier en 1948. Amis, ils se connurent grâce à l'Organisation Internationale de Résistance, en mai 1944 dans le "Krankenlager" de Mauthausen (camp des malades; comme Bergier, Daix parlait parfaitement l'allemand). Trois ouvrages liés au camp: La dernière forteresse (1950), L'ombre de la forteresse (1990), et Bréviaire pour Mauthausen (2005); portrait de Saint-Gast (d'origine lettonne), forcé par les SS d'orienter les arrivants au camp selon leurs compétences, p.149 du second livre.
André Ulmann, chef des groupes de réflexion de jeunes intellectuels "Savoir" à l'hebdomadaire "Vendredi" auxquels Bergier était lié avant-guerre, rédacteur en chef de "La Tribune des Nations" jusqu'en 1970, aussi rescapé de Mauthausen, fera de même pour Jérôme Cardan-Bergier de 1960 à 1975, lui offrant une chronique hebdomadaire. Un livre sur le camp: Souvenirs de voyage, éd. Europe, 1946.


TEMOIGNAGES:

Fonctionnaire à la Direction Générale des Télécommunications de Lyon où j'avais été détaché en octobre 1942, je fus l'instigateur du sabotage de l'autobus allemand de communications "Central D.V." le 19/11/43 dans la cour de l'hotel des Postes, financé pour un million de marks, et ce alors que j'étais au réseau Marco-Polo sous le pseudonyme de Sautet (groupe de résistance spécialisé dans le renseignement fourni aux anglais). Je fus arrêté le 26 novembre 1943, alors que le réseau commençait à être démantelé, et transféré au fort Montluc de Lyon, où Jacques Bergier, l'un de nos chefs, fut emprisonné la veille.
Propos de mes tortionnaires, lors de l'un de mes nombreux interrogatoires "musclés":
- Moi, je serais d'avis qu'on le confronte avec le juif ! Le juif, c'était Jacques.
- Si tu veux ! répondit l'autre sbire.
Alors là encore, je me suis dit qu'il faudrait un miracle pour me sauver.
Comment ? D'abord, Jacques était au rez-de-chaussée, dans le baraquement réservé aux juifs. On commençait l'appel par le deuxième étage. J'arriverais donc le premier et il me serait facile de me trouver à coté de lui pour que nous soyons menottés ensembles (les interrogatoires avaient lieu dans un autre endroit, à l'école de santé militaire de Lyon).Le transport se faisait soit par autobus, en général, soit, à défaut, par camion. Si c'était l'autobus, rien à faire pour parler. Si c'était le camion , j'étais bon: je pouvais faire la leçon à Jacques pendant le trajet. A savoir que je n'était pas Sautet; que lui, Jacques, connaissait bien Sautet qui était un agent de renseignement, qu'il rencontrait souvent et qui avait échappé au coup de filet. Que physiquement, j'avais beaucoup de traits communs, mais que ce ne pouvait être moi. Que Sautet était plus grand, toujours habillé de brun, enfin tous les détails propres à semer le doute dans leur esprit.
Il a fallu que l'interprète me soutienne pour regagner le sous-sol...
Le lendemain, j'étais anxieux. Quand Jacques est arrivé, je lui ai fait un signe et il s'est mis à coté de moi. Quand nous nous sommes dirigés vers la sortie mon coeur battait... Le camion était là ! J'ai joué du coude pour m'y engouffrer le premier, je me suis assis au fond, à terre, Jacques sur mes genoux. Nous avons mis le scénario au point. Vers neuf heures, je suis parti pour l'interrogatoire. On m'a placé face au mur. La porte s'est ouverte et quelqu'un est entré.
- Retourne-toi !
Je me suis retourné. Jacques était en face de moi, l'air indifférent. Des minutes qui m'ont semblé des heures se sont écoulées.
Enfin l'un des deux allemands a dit à Jacques:
- Approche, et regarde-le !
Jacques s'est approché, très près, étant myope et n'ayant plus de lunettes.
- Regarde-le bien !
Il m'a toisé sur toutes les coutures: on aurait dit un chien flairant un bec de gaz.
- Tu le connais ?
- Non !
- Si tu le connais, c'est Sautet.
- Ah non ! Je connais Sautet, ce n'est pas lui !
- Comment est Sautet ?
Jacques avait bien retenu sa leçon. On aurait fait un portrait-robot très réussi pendant qu'il parlait. De temps à autre, il s'arrêtait et affirmait:
- Non, non, ce n'est pas Sautet !
On l'a fait sortir et on l'a fait revenir. Cinq ou six fois, la même scène s'est reproduite. Chaque fois, il affirmait que le vrai Sautet était encore dans la nature. Les choses prenaient bonne tournure. Pas de coups, ce matin-là !
A midi on m'a reconduit à Montluc.

Charles Spitz - Livre "Cellule 114" - 1988

(la destruction du Central D.V. a pour conséquence la rafle à l'Institut Pellet le 24/11/43)

Lettre-témoignage de Raphaël Esrail, secrétaire général de l'Amicale des Déportés d'Auschwitz et de Haute-Silésie, 20/05/2003:

" Voici ce que je peux dire à propos de Jacques Bergier :
J'ai été avec lui à la Prison Montluc environ du 8 janvier au 20 janvier 1944.
J. Bergier, responsable du Réseau Marco Polo, auquel je
n'appartenais pas, était interrogé presque quotidiennement. Je me
souviens que Bergier cherchait à berner les Allemands très avides de
renseignements sur des brevets déposés en Suisse.
Nous étions avec le Colonel Ganeval, qui était avant la guerre
attaché militaire à Riga, et un personnage curieux : « Falkenstein ».
Avec mes meilleurs sentiments. "

Raphaël ESRAIL


+++ IMPORTANT +++:

Pour retrouver une sélection choisie d'autres témoignages-hommages envers Jacques Bergier, RENDEZ-VOUS SUR LE SITE SUIVANT:

http://bergier.monsite.wanadoo.fr/

LE DANGER INTERNET:

Certains petits "Mâlins" se sont cru autorisés, par recoupements d'idées exprimées sur le Net, à broder toute une histoire farfelue sur un prétendu groupuscule des "Magiciens" lié à "la communauté Attégia et son "Livre du Grand TOUT" (*) Lamartia", au travers des souterrains d'Athis-Mons (où Pauwels fut instituteur de 1939 à 1945, + enfance de 1930 à 39) dans les années 80'... Après recoupements de sources bien plus assurées, il apparait que tout ceci n'est que pure fumisterie pseudo-romancière... alors qu'initialement (et il existe de même certains sites internet de détournement d'oeuvres littéraires, par de pseudo similitudes retrouvées au fil des pages web feuilletées) Attégia est une idée de plume due pour la période contemporaine à Loup Durand, qui "prêta" occasionnellement son crayon à Paul-Loup Sulitzer. Le danger d'une Oeuvre forte est son détournement, à des fins mercantiles, ou de désinformation (consciente ou non), ... ou même pseudo-religieuses (déjà vu dans les années 60', en Californie, suite au "Matin des Magiciens")!
"Les véritables Sociétés Secrètes sont par définition secrètes" - Bergier.
Et finalement la morale de l'histoire, comme de bien entendu, revient à appliquer le message de Bergier lui-même: vous avez deux yeux et deux oreilles... et bien sachez les utiliser à bon escient !

((*): en référence à Nikita Mandryka, apôtre du non-sens à travers sa série du "Concombre masqué"!).

http://forums.multimania.lycos.fr/use/etp/985609/985721/read.phtml

http://www.anarchistecouronne.com/forum/viewthread.php?tid=123&pid=554

http://tessa-quayle.joueb.com/pauwels_begier.shtml


Pr Vladimir GAVREAU (né Gavronsky - immigré juif de russie):

Membre du Comité International Consultatif de Téléphonie en 1936, avenue Messine à Paris. Ancien directeur du laboratoire d'électro-acoustique du CNRS, à Marseille (années 60’). Inventeur du sifflet à infra-sons.
De 1936 à 1940, il travaille en collaboration avec Jacques Bergier et Alfred Eskenazi dans leur laboratoire commun de la rue Dautancourt à Paris (notamment sur des produits pour le tissage de la soie et de la rayonne, ainsi que sur les premières méthodes d'automation des procédés industriels). Exemples de brevets déposés alors par les trois hommes:
-Juin 1936: Améliorations du mouvement de la reproduction en série des disques microsillons.
-Décembre 1936: Amélioration concernant les systèmes électriques pour la commande des outils dans les processus industriels.
-Juin 1937: Procédé pour la commande de machines et d'outils.
Après guerre, Gavreau dirige ensuite un laboratoire civil à l'ouest de Paris consacré au développement d'automates commandés à distance et de divers dispositifs en matière de robotique (applications industrielles et militaires, avec l'aide de Marcel Miane, Henri Saul, and Raymond Condat) jusqu'en 1957.C'est ainsi qu'accidentellement il s'intéressa aux effets des infrasons à partir des années 60’, alors que son laboratoire a été gravement pollué en 1957 par ceux générés depuis une entreprise voisine. Avec ses collaborateurs, dont Levasseur désormais, il fit alors de nombreuses expériences pour le compte du CNRS à Marseille, qui faillirent même faire s'écrouler son propre bâtiment d'expérimentations en 1965, et eurent des effets sanitaires graves sur plusieurs membres de son équipe (par phénomène dit "de cavitation") durant le même temps. Une partie des travaux soniques de l'équipe Gavreau a été classifiée " secret défense ", car elle était en fait directement financée par les militaires qui s'intéressaient fortement alors au développement d’armes à infrasons. Vladimir Gavreau a publié alors quelques articles intéressants et fait plusieurs communications internationales, surtout de 1965 à 1967, année brutale de sa mort. Le mensuel "Science et Vie" lui consacre alors un article étoffé en 1968. Avec le russe Léonid Pimonov, Gavreau fut l'un des meilleurs spécialistes européens dans le domaine des infrasons durant les années 70'. Il a démontré que l'on pouvait fabriquer des armes infrasons très puissantes avec des moyens dérisoires, que l'on pouvait concevoir des générateurs d'infrasons à effet directif, et que la fréquence infrasons de 7 Hz était tout particulièrement nocive.

- Articles:
Gavreau, Vladimir , Condat, R., Saul, H.: "Infra Sons: Générateurs, Détecteurs, Propriétés physiques, Effets biologique"
in: Acoustica, Vol .17, No. 1 (1966), p.1-10.
Gavreau Vladimir: "Sons graves intenses et infrasons" in: Scientific Progres – la Nature (Sept. 1968) p. 336-344.
- Livre:
Gavreau Vladimir: "Eléments constitutifs des automatismes, commande directe, asservissements, programmation numérique", éd. Eyrolles, 1967, Paris.

Le Professeur Vladimir Gavreau, électroaccousticien marseillais, associé à Bergier de 1936 à 1940.
Albert Mirlesse-centre, Normandie-Niemen; associé à Bergier en 1947-51. Industriel-mécénat nautique
Victor Michon; directeur de la Bibliothèque Mondiale. Puis agrobiologiste. Franc-maçon.
Louis Pauwels. Point de renommée sans lui...
André Labarthe; député 1939; ami de Jean Moulin; journaliste Londres 1940;directeur de Constellation
Marthe Lecoutre; trésorière de Constellation. Secrétaire à Londres en 1940 (coll. Jean-Charles).
Robert Amadou; directeur de la revue La Tour Saint-Jacques.
François Richaudeau; directeur des éditions Retz et de la revue Planète.
Lucien Barnier; directeur de l'hebdomadaire Nostra.
Alphonse Lenormand
01 Janvier 2008