L'Atlantide 2
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François Le Lionnais, ingénieur chimiste et mathématicien (autre mathématicien très ami: Pierre Blanchet-Manoury), passionné d'échecs, possédait lui aussi une étonnante bibliothèque ! Il fonde le 26 juin 1950 avec le physicien Louis de Broglie l'Association française des écrivains scientifiques financée par l'UNESCO, ainsi qu'avec un certain... Jacques Bergier, également chimiste de formation ! Ami de ce dernier, Le Lionnais sabota en 1944 les circuits de guidage des fusées V2 à Dora. Instigateur du prix Kalinga-UNESCO de vulgarisation scientifique avec Bergier en 1952 (lauréats: L.de Broglie 52, A.Clarke 61, F.Hoyle 67, Y.Coppens 84...); responsable de la division "Diffusion des Sciences et de l'Enseignement" à l' UNESCO dans les années 50'; en 1953, tentative avortée pour créer la seconde collection de science-fiction française avec Bergier (Laffont); a fondé l'OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle) avec Raymond Queneau en 1960.


UNE CIVILISATION INCONNUE VIT SOUS LES OCEANS:

...Ils cherchent les vestiges d'une civilisation disparue. Imaginez
qu'ils découvrent, à la place ou en "prime", dans les profondeurs
océaniques une civilisation marine fort avancée et de haut niveau
scientifique et technique.
Nos explorateurs sont le Commandant Cousteau et sa fameuse équipe de plongeurs, cette "avant-garde des abysses" qui a tant apporté, déjà, à la connaisssance océanographique.
Le héros du "Monde du Silence" (*) et du "Monde sans Soleil" (**),
son fils et leurs adjoints si sévèrement sélectionnés, vont tenter,
en effet, un nouvel exploit: celui de retrouver dans les parages de
la Crête et de l'ile de Théra, les "témoins matériels" de
l'Atlantide, ce continent disparu.
Car ils croient à cette vieille histoire des Atlantes, objet de tant
de controverses, et sans doute ont-ils mille fois raison.
Quand à l'hypothèse de les voir tomber sur beaucoup mieux, c'est-à-
dire sur une Atlantide en pleine activité, elle a, certes, de quoi
faire sourire, crier à l'imagination en délire d'un maniaque de la
science-fiction, et sans doute nos chercheurs amphibies le feront-ils
de bon coeur.
Et pourtant ! Des esprits parfaitement lucides et sérieux se
demandent, à présent, s'il n'existe pas sous les océans, et plus
spécialement dans leurs profondeurs les plus considérables, des êtres
évolués et supérieurement organisés.
Ceci pour la bonne raison que des "engins non identifiés" sont
apparus sur l'élément liquide ou s'en sont arrachés, pour apparaitre
aux hommes, ici ou là, au cours des deux derniers siècles.
Mais est-il possible, demandera-t-on, qu'en nos époques de
technicité galopante deux "mondes" très différents puissent exister
sans soupçonner leurs existences réciproques ?
Si tel est le cas, l'Histoire n'aura jamais fait que se renouveler:
la Rome des Césars, jadis, ignora totalement l'existence des
empereurs chinois, lesquels se croyaient eux-même seuls occupants de
la planète ou peu s'en faut. Or, les uns et les autres
s'enorgueillisaient à juste titre d'un haut niveau de connaissance.
Pour en revenir à nos "apparitions d'engins" voici en quoi elles
consistent: on a observé, sur divers océans (ou au-dessus d'eux) des
objets métalliques qui se déplacent à la vitesse stupéfiante de 150
noeuds, soit plus de 250 km/heure. Certains sont même entrés en
collision avec des navires.
Beaucoup se hâteront d'établir un parallèle entre ces "objets
navigants non identifiés" et les O.V.N.I... Je persiste pour ma part,
comme je l'ai dit souvent, à ne pas croire aux "soucoupes volantes".
Alors que les observations maritimes me paraissent, au contraire,
parfaitement dignes d'intérêt et de considération.
Les observations effectuées depuis la seconde guerre mondiale ont porté en fait sur trois types de manifestations pour le moins curieuses.
On a capté sous la mer des signaux ultra-soniques étranges. On a pu
comprendre qu'il s'agissait de la répétition de messages adressés par
des sous-marins ou des stations militaires. Mais le code utilisé ne
correspondait absolument pas à tout ce que nous avons su établir
jusqu'ici. Si bien que toutes les tentatives de décryptage se
soldèrent par des échecs.
On a rencontré et suivi quelques temps à la lunette les fameux
"objets non identifiés" propulsés à une telle vitesse. Certains
furent aperçus au moment précis où ils émergeaient.
Parfois, ils se sont arrachés ensuite de la surface de l'eau, pour
évoluer avec la même aisance dans l'athmosphère.
D'autres ont été repérés, d'abord, dans les airs. Il y avait une
trainée de flammes derrière eux. Ils plongeaient dans la mer sans
avoir ralenti et ne reparaissaient plus. Phénomènes plus troublants
encore: des tremblements de terre sous-marins ont suivi de quelques
jours chacune de ces stupéfantes manifestations.
Dès 1940, les spécialistes les plus divers disposèrent d'une
première moisson de témoignages et engagèrent les investigations avec
ce qu'il faut de rigueur. Ce fut cette année-là d'ailleurs que
l'écrivain anglais Eric Franck Russell émit une première hypothèse:
ces engins plongeants, écrivit-il, ont peut-être été conçus, dans le
plus grand secret, pour participer à des travaux d'exploitation
minière. Les explosions qu'ils provoquent permettraient de dégager du
minerai, exactement comme nous le faisons depuis bon nombre d'années,
mais, cette fois, à de grandes profondeurs.
Mais du minerai pour qui ? Impossible de songer à l'une ou l'autre
des grandes puissances connues, car le dispositif de récupération du
matériau ainsi obtenu ne pourrait, bien sūr, passer inaperçu.
Les plus ardents défenseurs d'une civilisation sous-marine sont, aujourd'hui,les chercheurs de la "société pour l'étude des phénomènes
inexpliqués". Cet organisme américain fut longtemps dirigé par un
biologiste d'origine anglaise, Ivan T. Sanderson, récemment décédé.
Les Français ont connu ce savant sous l'étiquette de "spécialiste de
l'abominable homme des neiges". Mais il se passionna pour bien
d'autres choses que le yéti, et, tout spécialement, pour l'énigme qui
nous intéresse aujourd'hui.
En Union Soviétique, cependant, des thèses semblables de peuples sous-marins ont rempli les colonnes de la revue scientifique Znanié-Sila (Savoir et Force).
Les uns et les autres ont cité des témoignages, dont nous rapportons
à notre tour les plus éloquents.
En 1974, un brise-glace américain de l'Antarctique stationnait dans
la baie de l'Amirauté. Il avait à son bord un physicien brésilien, le
Dr Rubens J. Villela, que la marine US avait chargé d'une mission
scientifique.
Ce passager et l'équipage virent soudain la glace, dont l'épaisseur
était de 10 mètres, éclater littéralement à quelques encablures. Un
trou se forma et l'eau s'y prit à bouillonner. Surgit alors, par
l'orifice, un objet dont la forme était celle d'une très grosse balle
de fusil. Il s'éleva à une rapidité vertigineuse, et bientot il
disparut dans le ciel.
Les archives américaines possèdent le rapport détaillé de cet
évènement, dont le récit fut en outre publié - de manière plus
succinte - au Brésil et aux Etats-Unis, sous la signature de Villeta.
Un objet de type analogue avait été observé pendant 40 secondes, le
6 juillet 1965 à 21 h 52, entre le Vénézuela et les Canaries, par le
capitaine et trois matelots du navire norvégien "TT Jawesta". Les
coordonnées exactes furent relevées: latitude 24°40' nord et
longitude 15° ouest.
Même surprise le 30 juillet 1967, à 150 km de la cote brésilienne,
en face du cap Santa-Maria-Grande - latitude 28° 48' sud et longitude
46° 43' ouest - pour l'équipage du navire argentin "Naviero".
Ce ne sont là qu'échantillons. Car le nombre de cas relevés s'élève,
maintenant, à plusieurs milliers. Bien des rapports sont le fait
d'observateurs hautement qualifiés, et, notamment, de géophysiciens.
Certains parvinrent même à tirer quelques photos.
Tout ceci révèle des différences considérables avec ces fameuses
"soucoupes volantes" auxquelles, je le répète, je ne crois nullement.
Mais on ne saurait écarter totalement l'idée - si peu plausible soit-
elle - de produits de notre propre civilisation, de réalisations
techniques d'une immense valeur et d'une gigantesque portée, dont on
serait parvenu - au prix de quelles prouesses ! - à préserver
totalement le secret. Il s'agirait alors d'un composite, avion et
sous-marin. Mais plus rapide que tous les avions connus, plus
puissant que tous les sous-marins non seulement existants mais encore
envisagés.
Car le moteur atomique peut beaucoup. Sur le papier tout au moins,
il est évident qu'il permet de songer à une machine, un engin aussi à
l'aise dans les profondeurs marines que dans la haute athmosphère.
La possession réelle de telles merveilles a de quoi séduire
puisqu'elle permettrait de détruire, à volonté, tous les sous-marins
atomiques de type connu. Mais qui l'aurait acquise ? On pense
forcément aux quelques puissances qui nourrissent des rêves
d'hégémonie planétaire. Il pourrait s'agir, tout aussi bien, de
personnages voués, pour diverses raisons, à la clandestinité.
Ceci mérite explication: après leur capitulation de 1945,
l'Allemagne et le Japon se sont vu interdire la construction de sous-
marins supérieurs à un tonnage déterminé. Si quelques uns d'entre les
ingénieurs de ces pays ont voulu passer outre, il leur a bien fallu
se dissimuler pour agir, et le faire ailleurs que dans leurs patries
respectives. N'a-t-on pas affirmé récemment que l'Allemagne Fédérale
construisait des bombes atomiques en Afrique du Sud ?..
Quoi qu'il en soit, il se passe d'étranges choses, depuis longtemps,
sous la surface des eaux.
Ce n'est pas, certes, à ces mystères techniques et plus ou moins
futuristes que le Commandant Cousteau songe aujourd'hui. Mais il a
déclaré lui-même, à maintes reprises et avec une belle modestie, que
l'exploration sous-marine en était encore à ses balbutiements.

Jacques Bergier - hebdomadaire "Nostra", numéro 185 du 22 Octobre
1975.

( (*): Palme d'Or au Festival de Cannes 1956 et Oscar du meilleur
Documentaire 1956; (**): Oscar du Meilleur Documentaire 1964 et
Grand Prix du Cinéma Français pour la Jeunesse 1964).

Bergier et Pauwels au Mesnil-le-Roy (coll. famille Pauwels)
Jacques Bergier au fil des ans ...
Bergier studieux chez Pauwels élabore "Le Matin des Magiciens" (fin 50')
Bergier chez lui 1
Bergier chez lui 2
Bergier à la télévision (don de la famille Jean-Charles)
Bergier souriant
Bergier en couleur ! (coll. Claudine Brelet)
Bergier stylisé (Miroir du Fantastique).
Alphonse Lenormand
01 Janvier 2008